Gauche

Quelques conseils élémentaires toutefois:

Si l'oiseau paraît souffrir de la soif, ne pas lui introduire de l'eau dans le bec: il risque une aspiration de liquide, pouvant être mortelle car la trachée des oiseaux est grande ouverte dans le bec. Il faut incliner doucement la tête de l'oiseau jusqu'à ce que le bec soit à demi-plongé dans l'eau, et lui laisser relever aussitôt la tête pour qu'il puisse déglutir naturellement. S'il a soif, il boira; s'in n'a pas soif, il secouera la tête: n'insistez pas. Il faut savoir que les liquides internes de leurs proies suffisent habituellement aux besoins hydriques des oiseaux de proie.

S'il paraît souhaitable d'immobiliser une aile fracturée avant le transport, et pour autant que l'on se sente capable d'agir de façon rapide et précise, le faire sommairement, en refermant l'aile en position naturelle et en la stabilisant par un bandage cerclant le corps. Ne pas utiliser de sparadrap, indissociable des plumes. Si l'immobilisation s'avère délicate, surtout ne pas insister, mais replacer l'oiseau dans sa caisse au noir absolu. Il y restera calme et ne risquera pas ainsi d'aggraver son état. Bien se pénétré l'idée que les risques d'aggravation par des manipulations malencontreuses sont en effet supérieures aux bénéfices d'une immobilisation provisoire.

Un Martinet noir adulte trouvé à terre est sans doute dans un état tel qu'il est incapable de repartir par ses propres moyens. Son affaiblissement est peut-être léger: dans ce cas, il revolera facilement si on le jette en l'air à une hauteur de 2 ou 3 mètres. S'il ne le peut, son état nécessite des soins particuliers dans un centre de revalidation.

Si l'oiseau est mazouté, l'empêcher d'avaler encore du mazout en se lissant les plumes. A cet effet, il sera enveloppé d'un morceau de tissu percé en son centre d'un orifice pour la tête. En attendant le contact du centre de revalidation, maintenir l'oiseau au calme et à l'obscurité dans une pièce chauffée.

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